25/05/2006
Les poupées Berlinoises
Hier soir, Nantes, à l'Olympic.
On a déjà beaucoup écrit sur les Puppetmastaz, ces marionnettes animales qui ont mis le monde du hip hop KO en l'espace de deux albums, "Creature Funk" et "Creature Shock Radio" (sans oublier l'excellent "Prosetti's Disco Balls). Mais je n'avais pas, jusqu'ici, eu l'occasion de mesurer l'ampleur du phénomène sur scène.
C'est chose faite. Les marionnettes ont mis le feu à l'Olympic (qu'on félicite au passage pour la qualité de sa programmation...). Un show bien huilé, où lapins, grenouilles et autres Yoda se chargent de faire entrer le public dans un univers loufoque et singulier.
Ca part dans tous les sens, et le public, nombreux, en redemande. Une heure et demie de concert déjanté, d'un hip hop (dont je ne suis pourtant pas très fan à l'origine) enivrant et percutant qui donne envie de sauter partout et de danser toute la nuit. Un chaos jubilatoire, un foutoir de l'espace aux voix multiples, sur fond de clonage et de mixité poupées-humaines...
Terrible...Si jamais les Puppetmastaz passent par chez vous, ne vous posez pas de questions. Foncez. Vous en prendrez plein la tête et les oreilles.
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03/05/2006
My Sonic love
Un billet en forme d'hommage à un groupe majeur, qui a énormement compté dans la construction de ma culture musicale. J'esquissais chez Sean dimanche un début d'histoire, que je me fais une joie de continuer ici. Le groupe en question n'est autre que Sonic Youth, quatuor new yorkais fondé en 1981, qui aura marqué trois décennies d'histoire du rock.
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01/05/2006
Cat Power "What would the community think"

Reste ce "What Would...", album de la naissance, ode à la mélancolie et à la folie, invitation au voyage intérieur, en la plus belle compagnie.
Les instants de grâce que sont "Nude as the News" ou "Water & Air" n'ont pas pris une ride. A (re)découvrir d'urgence.
Note: 9/10
Matador, 1996
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17/04/2006
Nathan Fake "Drowning In a Sea of Love"

Ce jeune anglais, ami de James Holden (par ailleurs propriétaire de Border Community, le label qui sort l'album dont je vous parle ici), fait pas mal parler de lui, à juste titre.
Drowning in a Sea of Love, c'est le nom de l'album (ce qui donne en français "Se noyer dans une mer d'amour"), semble être celui de la reconnaissance pour Nathan.
L'electronica y retrouve ses lettres de noblesse de manière éclatante. Album planant et atmosphérique, Drowning... est beau et captivant. Ses ambiances sont splendides et invitent à la rêverie, rappelant le meilleur de groupes aussi inspirés que M83 ou Boards of Canada. On souhaite à ce jeune artiste toute la réussite et la reconnaissance des premiers. Elle serait amplement méritée.
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12/04/2006
The Knife "Silent Shout"

Elevés à la sauce techno pour le petit frère et aux expérimentations Soniciennnes (décidemment...) pour la grande soeur, leur musique est faite d'ambiances sombres et minimalistes.
Synthés (qui ne sont pas sans rappeler les années 80), voix lourdes ou hauts perchées, enroulées en écho infini, beats tranchants et efficaces... On est charmé dès la première écoute, devant l'évidence tubesque de certains titres ("Like a Pen", "We share our Mother Health").
Pourtant, c'est dans les détails que se trouve la richesse de the Knife. D'écoutes en écoutes, les subtilités se découvrent, la profondeur se fait jour, le charme ne se rompt pas.
Silent Shout est un disque envoutant, qui augure de belles promesses pour la suite, qu'on espère rapide.
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28/03/2006
Elliott Smith, discographie

Américain découvert à Portland, Elliott Smith officiait au départ au sein du groupe Heatmiser, qui n'est pas passé à la postérité, loin de là. Las, il décide au bout d'un moment d'écrire et de composer pour lui même. Une excellente décision, pour lui comme pour nous...
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12/03/2006
Emilie Simon "Végétal"

Végétal est le deuxième album de la fille au dos de coccinelles. Il s'inscrit dans la droite ligne de son prédecesseur, l'éponyme "Emilie Simon". Soit une electro à la fois naïve et hantée, inspirée, et produite à la perfection. Végétal est un album bien nommé, puisque très organique. La musique d'Emilie vit et respire. On la croirait presque parfois sortie d'un film de Tim Burton (je me demande d'ailleurs si Danny Elfman n'a pas participé à la production de l'album...). Alternant les titres en anglais et en français, la petite française n'a pas son pareil pour créer les ambiances et envouter l'auditeur. Elle parvient même à nous surprendre, grâce à des compositions aux rythmes plus rapides comme "Rose hybride de Thé" ou "Fleur de Saison", elle impose sa patte et son univers.
Alors oui, quelquefois, on sent l'influence d'une Björk dans cette façon si particulière de souffler le chaud et le froid sur l'intimité de ses chansons. Mais on fait pire comme référence, et on aurait bien tort de se priver.
Grâce à sa princesse, l'electro à la française retrouve ses lettres de noblesse...
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02/03/2006
Hommage à Gainsbourg
Quinze ans aujourd'hui que Serge Gainsbourg s'est éteint. L'occasion, pas très originale, j'en conviens, de lui rendre un petit hommage...
L'homme a la tête de chou a traversé tous les styles, du jazz au reggae, en passant par la pop et le rock. Il était un artiste talentueux, qui a transformé tout ce qu'il touchait en or. Même ses albums les moins vendus (je pense ici à "Melody Nelson", dont il vendit moins de 20 000 exemplaires à sa sortie) s'imposèrent, par la suite, comme d'immense chef d'oeuvre, renouant avec le succès critique et public.
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27/02/2006
Fiery Furnaces "Blueberry Boat"

Sur "Blueberry Boat", leur meilleur album, les chansons durent souvent sept à huit minutes (pour un total de 76 minutes...tout de même) et nous font voyager... Il n'est pas rare d'avoir plusieurs morceaux dans un même titre. Les Fiery maîtrisent le tempo, les ruptures, enchaînent les solos de pianos avec les envolées de guitares et synthés, et posent leurs voix ou on ne les attend pas. L'inspiration frôle le divin par instants, le surprenant toujours.
On a pas fini d'entendre parler d'eux. Tant mieux.
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24/02/2006
Love is All "Nine Times That Same Song"

Les Love is All sont suédois. Comme leur nom ne l'indique absolumment pas, leur préoccupation principale est...l'amour. Celui qui tient une place si importante dans la vie de tout un chacun. Celui qui s'espere, se raconte, se decrit, fait parler. Celui, surtout, qui inspire environ quatre oeuvres artistiques sur cinq (on ne se limitera pas ici au seul champ musical, pourtant très représentatif).
Ici, il inspire à nos amis nordistes dix chansons (et non pas neuf comme le titre de l'album aurait pu le laisser supposer). Dix chansons expédiées comme au meilleur temps du rock n'roll pixiesien, sur la foi d'un minimum d'instruments (guitare, basse, batterie, une voix féminine efficace, des choeurs, un saxo éventuellement), et d'un sens mélodique évident.
Presque du lo-fi, à ce niveau là, tant l'ensemble, joué urgemment (l'amour n'attend pas), tient avec pas grand chose.
Sorti en fin d'année 2005, "Nine Times That Same Song" est un disque qui porte en lui ses propres limites, peut être. Mais il est toujours agréable, plaisant, quand il ne touche pas au sublime comme sur "Make Out, Fall Out, Make Up" ou "Untitled". Apprendre à apprécier les choses simples.
Note: 8
What's Your Rupture, 2005
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