07/11/2006

Une vérité qui dérange

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Ce film documentaire est un objet passionnant à plus d'un titre. Pour le fond et le propos, d'abord. Non pas qu'Al Gore nous y apprenne des choses à même de révolutionner notre conception du monde et du réchauffement climatique, tant il est vrai que les théories exposées ici ne sont que des reprises de celles agitées sous nos yeux depuis des années par une communauté scientifique que le grand public n'écoute pas (voire à cet égard la démonstration édifiante faite ici du traitement de l'information détourné par la presse people...), mais parce qu'une piqûre de rappel quant à l'état du monde et ce qui nous attend n'est pas superflue.
Sur la forme, ensuite. Le documentaire ne fait que reprendre le fil des conférences données par Al Gore au travers le monde depuis des années, mais en s'attachant à montrer le côté bête de scène et super-orateur de celui qui se définit lui même comme "l'ex futur président des Etats-Unis". Tantôt drôle, émouvant, cynique, assénant ses vérités avec une froideur implacable, s'ouvrant au public au travers d'anecdotes plus que personnelles, Al Gore est le personnage principal d'un film dont on finit par se demander s'il n'entre pas dans la catégorie dite "de campagne".
Si le propos de l'ex leader démocrate est louable, et que son influence peut aider à changer les choses, on ne peut s'empêcher de penser que celui là, peut être, à une idée derrière la tête. Réponse en 2008 lors des éléctions. En attendant, rien ne nous interdit de mettre en oeuvre quelques uns des bons conseils distillés au cours de cette "conférence" alarmante et nécessaire.

7.8/10

Paramount, 2006

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20/09/2006

Président

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Autant l'avouer de suite, Président ne marquera pas l'histoire du cinéma. Même si le film est plaisant, que Dupontel nous y confirme tout son talent dans un rôle dans lequel on ne l'imaginait pas forcément, force est de constater que l'ensemble manque un peu d'originalité et qu'on y tombe parfois dans des clichés évitables. Le scénario, particulièrement, enchaîne les rebondissements prévisibles et les crises de grandiloquence inutiles.
Résultat? Un bon moment dont on ne retient finalement pas grand chose (le pouvoir corrompt même les hommes intègres? quelle nouvelle...).
A louer en dvd dans six mois...
 
Wild Bunch Production, 2006
 
6/10

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07/06/2006

Le Caiman

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Le Caïman est le dernier film de Nanni Moretti. Un film polémique, sorti en pleine campagne législative italienne, qui s'attaque à la politique Berlusconienne.
Le Caïman, c'est d'abord l'histoire d'un producteur presque sur la paille, Bruno, dont la vie sentimentale part en lambeaux. C'est aussi l'histoire d'une jeune scénariste, Paola (sublime Margherita Buy) portée par l'espoir de réaliser son premier film. Leur rencontre, non amoureuse, sert de trame au film. Ce parti pris de Moretti, montrer la réalisation d'un film dans le film, permet à l'Italien de prendre du recul sur son propre film au travers des doutes exprimés par ses personnages quant à la pertinence de leur projet. Un film sur Berlusconi? Quelle utilité sinon celle de diviser plus encore deux moitiés d'Italie qui s'affrontent?
La première partie du Caïman passe doucement, entre recherches de fonds pour le financement du film et chemins de vie contés avec justesse et humour.
Puis les choses s'accelèrent. La tension monte au fur et à mesure que la réalisation du film (sur Berlusconi) prend forme et que celui-ci passe au premier plan de la trame narrative. Ceci est surtout marquant dans le dernier quart d'heure, au cours duquel Moretti reprend les commandes et interprète lui même un Berlusconi débarrassé de son humour grand guignol pour mieux révéler la froideur cynique et manipulatrice et la portée des mots du personnage. Dans ce dernier quart d'heure flamboyant, le film prend une dimension particulière, suscitant malaise et tension.
Pour Moretti, le coup porte enfin. Avec classe.
Le Caïman fait partie de ces films intelligents qu'on oublie pas. A consommer sans modération...
 
8.6/10
 
Bac Films, 2006 

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Marie-Antoinette

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Une fois n'est pas coutume, ce billet sur Marie Antoinette ne passera pas par la case "...à voir...". Tout simplement parce que le dernier né de la trilogie de Sofia Coppola, après un très beau "Virgin Suicides" et un déracinant "Lost in translation", m'a un peu laissé sur ma faim... 

Non pas qu'il s'agisse d'un mauvais film. Loin de là. La touche Coppola est bel et bien là, et les inconditionnels se réjouiront de la présence toujours subtile de ces plages où le temps semble suspendu l'espace de quelques notes de musique (superbe morceau de Phoenix, notamment). Coppola fait toujours du Coppola et Kirsten Dunst, dans le rôle principal, confirme qu'elle est une excellente actrice, ce dont on ne doutait pas. 

La réalisation, dans l'ensemble, est d'excellente facture. Les décors sont superbes, les costumes splendides, Versailles renaît et resplendit sous l'oeil de la caméra. Les fastes de la cour, ainsi que les protocoles incessants et l'importance de l'"étiquette", sont très bien rendus. On se plaît aussi à sourire des réveils en fanfare de la jeune Autrichienne ou de ses nuits "torrides" avec son roi de mari. L'impression d'ensemble n'est donc pas désagréable.

Oui...mais voilà. Au delà du fait que le contexte historique ne soit qu'à peine esquissé (reproche qu'on l'on se gardera bien d'adresser à Sofia Coppola, qui avait prévenu que son oeuvre serait centrée sur la vie de Marie Antoinette), le film semble rester en surface. La trame scénaristique et dramatique est légère. Une aventure avec le comte Fersen, des déboires conjuguaux et c'est à peu près tout. Ce qui fait qu'on est quelque peu désabusé face à l'étrange linéarité se dégageant de la chose, et, surtout, qu'on en retire au final pas grand chose.

Pas une vraie déception, donc, mais on attendait mieux de Sofia Coppola. Sa trilogie inauguraule conclue, la fille de Francis Ford sera scrutée avec une évidente attention lors de la sortie de son prochain film...

Note: 6/10

Pathé Distribution, 2006

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27/05/2006

OSS 117

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OSS 117 est typiquement le genre de films qui m'inspire au mieux de l'indifférence d'habitude. La présence de Jean Dujardin et le buzz autour de lui ne devant en théorie rien faire pour arranger l'affaire.
Et puis...l'on se découvre influencable. Quelques critiques bien senties dans des quotidiens ou revues que j'affectionne (toujours les mêmes: Les inrocks, Libé...) me poussent à m'interroger. Si même les critiques des Inrocks encensent le film...
Je me décide donc, avant hier, à pousser les portes de mon cinéma pas préféré de Nantes (pas la peine ici de jouer les chantres de la VO, ça se termine donc dans un gros complexe comme je les affectionne).
...
Là, je dois avouer que j'ai été agréablement surpris. Voire plus. C'est bien simple, j'ai passé une heure et demie à rigoler comme un petit fou devant la connerie monumentale du personnage principal. Misogyne, presque raciste, bourré de clichés coloniaux, bête, le héros est incarné à la perfection par un Jean Dujardin très crédible. Le scénario (une sombre histoire de disparition au Caire) est fin (plus dans le sens mince que rusé), prétexte à des situations toutes plus débiles les unes que les autres. Ce qui fait que j'ai passé, au final, un excellent moment. L'humour à la française, le retour de choses qu'on n'avait plus l'habitude de voir sur nos écrans (grâce au conformisme ambiant), OSS 117 est une belle surprise.
 
Note: 8.2
 
Pathé, 2006 

17:10 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17/05/2006

Volver

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Volver est le dernier né de Pedro Almodovar, fantasque réalisateur espagnol auteur, entres autres, de "Parle avec elle", "Tout sur ma mère" ou "La mauvaise Education". Autant le dire tout de suite, je ne fais pas partie des fans inconditionnels du réalisateur Ibère.
Et pourtant, le tapage médiatique autour de Volver, présenté comme un gagnant potentiel de la Palme d'Or de cette année, a titillé ma curiosité au point que je me suis laissé entraîner.
Une fois devant le film, mes réticences se sont évanouies comme feu de paille. Comment aurait-il pu en être autrement? Pendant plus de deux heures, Almodovar nous enchante avec cette histoire de femmes issues des classes populaires qui se battent pour vivre. Humour et tristesse se cotoient dans un délicieux mélange des genres, pendant que la pupille se délecte de ces images superbement filmées, de ces couleurs splendides et de cet esthétique du kitsh si almodovarien.
Pendant deux heures, donc, on vit en Espagne. On vit avec les fantômes, on exulte, on est portés par cette chanson, qui nous arracherait presque les larmes des yeux.
Volver, réussite incroyable, film touchant et sensible, duquel les hommes sont étrangements absents. Et peut être est ce là un début d'explication.
Ruez vous au cinéma...
 
Note: 8.3
 
Pathé Distribution, 2006 

20:50 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

07/05/2006

V pour Vendetta

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V est donc inspiré de la bande dessinée du même nom, même si Alan Moore, scénariste de la dite BD, a refusé que son nom apparaisse au générique du film.
Ici, sur fond de dictature en Angleterre, c'est un souffle libertaire et un poil anarchiste qui se fait jour. Le film rend d'ailleurs à cet égard très bien l'esprit du livre. L'esthétisme du film est, à l'instar de l'oeuvre originale, d'une froide beauté.
On regrettera certains raccourcis (Larkhill est traité à la va vite, certains passages sont complètement absents) d'adaptation. Le ciné d'aujourd'hui ne supporte que très mal l'absence de rythme, certaines libertés sont prises par rapport au scénario original (notamment dans les scènes finales, peu fidèles et traitées grossièrement à l'américaine). Mais dans l'ensemble, l'oeuvre est agréable et respectueuse d'un certain esprit. Ne boudons donc pas notre plaisir.
Mention particulière à Nathalie Portman, très crédible en compagne-complice de V.
 
Note: 7.1
 
Warner, 2006 

20:40 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01/05/2006

Le temps des secrets (par la Mouche)

L’homme a ses secrets que la raison ou la parole ne dévoilera peut être jamais ou alors difficilement. C’est ce qu’a tenté de nous dévoiler de la manière la plus simple Isabel Coixet, jeune réalisatrice et scénariste espagnole en herbe, la petite protégée d’Almodovar. On pourrait d’ailleurs se demander pourquoi, connaissant leurs cinématographies respectives.

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10/04/2006

Ken Park

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Alors que sort cette semaine dans les salles obscures "Wassup Rockers", son dernier film, l'occasion nous est donnée de revenir un peu sur Larry Clark. L'auteur du sulfureux "Kids" s'intéresse depuis ses débuts à la jeunesse américaine. Dans Ken Park, du nom du teenager qui se suicide dès le début du film, la réalisateur touche à la quintessence de ses obsessions. Il filme une bande d'ados fans de skate, fumeurs de joints et amateurs de baise. Le sexe, ici, prend une dimension paradisiaque, seule activité libertaire et libérée, comme en témoigne l'une des dernières scènes du film. Ken Park nous conte l'ennui, le désoeuvrement, l'échec des parents, l'absence, de tout.
Si le ciné de Larry Clark peut paraître cru (et il l'est), c'est bien là ce qui fait son intérêt. Une plongée en apnée dans une amérique comme on ne l'a jamais vu, à l'envers du rêve américain.
 
Note: 8/10
 
Pan Européenne, 2005 

14:25 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Ken Park

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Alors que sort cette semaine dans les salles obscures "Wassup Rockers", son dernier film, l'occasion nous est donnée de revenir un peu sur Larry Clark. L'auteur du sulfureux "Kids" s'intéresse depuis ses débuts à la jeunesse américaine. Dans Ken Park, du nom du teenager qui se suicide dès le début du film, la réalisateur touche à la quintessence de ses obsessions. Il filme une bande d'ados fans de skate, fumeurs de joints et amateurs de baise. Le sexe, ici, prend une dimension paradisiaque, seule activité libertaire et libérée, comme en témoigne l'une des dernières scènes du film. Ken Park nous conte l'ennui, le désoeuvrement, l'échec des parents, l'absence, de tout.
Si le cinéma de Larry Clark peut paraître cru (et il l'est), voire choquant (scènes incestueuses rêvées ou vécues), c'est bien là ce qui fait son intérêt. Une plongée en apnée dans une Amérique comme on ne l'a jamais vu, à l'envers du rêve Américain.
 
Note: 8/10
 
Pan Européenne, 2005 

12:10 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

07/04/2006

Before Sunrise et Before Sunset

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Before Sunset n'est autre que la suite de Before Sunrise, où les retrouvailles, quelques années après une rencontre aussi marquante qu'éphémère, de Julie Delpy et Ethan hawke, les deux acteurs du film.
Vienne pour Before Sunrise, donc, et Paris pour Before Sunset.
Le parti pris de Linklater, celui de concentrer ses efforts sur les émotions des personnages, de privilégier l'immersion et la sensation de réel sur la technique, ce qui se manifeste par de longs plans séquences, fonctionne à merveille. Le couple se retrouve, se cherche, se raconte, dans un dialogue quasi ininterrompu (écrit par les deux interprètes) portant sur les interrogations amoureuses.
Une histoire romantique, donc, mais jamais ennuyeuse, puisque portée par deux acteurs aux interprétations superbes et une mise en scène magistrale.
On se laisse donc porter, emporter, dans ces deux ballades d'une heure et demie chacune, dans les méandres de ces destins qui se cherchent et finissent par se trouver.
Un film d'amoureux, ou de gens qui rêvent de l'être, heureusement loin, très loin, des "Nuits blanches à Seattle" et autres "Love Actually"...
 
Note: 8/10
 
CTIV International, 2005 

12:05 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28/03/2006

Le Nouveau Monde

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Terrence Malick est un cinéaste rare et précieux (quatre films en trente ans...).
La Ligne Rouge, son précédent opus, était déjà éblouissant pour cette mise en scène si particulière, cet esthétisme troublant où la violence de la guerre cohabitait avec une nature filmée comme rarement.
Ce qui était vrai avec La ligne rouge l'est encore plus avec le nouveau monde. Malick nous livre ici une version personnelle et romancée de la colonisation de l'Amérique par les anglais au début du dix-septième siècle.
La mise en scène est proprement incroyable. Malick filme toujours la nature, dans des moments d'apesanteur intemporelle d'une beauté à couper le souffle, et s'interroge sur la nature du lien amoureux au travers de l'évolution du personnage de Pocahontas (qui aurait réellement existé), interprété par la stupéfiante Q'Orianka Kilcher...quinze ans.
On sort de la séance complètement dépaysé, emerveillé par tant de grâce visuelle. Le nouveau monde, porté par une musique omniprésente collant parfaitement à l'ambiance du film, est une fresque grandiose, un film fleuve (deux heures et demie), une épopée magique. Dommage qu'il faille maintenant attendre cinq ou six ans avant le prochain.
 
Note: 8/10
 
Metropolitan Film - 2006

13:55 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

19/02/2006

Desperate Housewives

Je me régale depuis des semaines avec cette série (américaine bien entendu).
Une banlieue amériaine dans laquelle l'on suit les tribulations de quatre femmes quarantenaires. Sexe, adultères, morts mystérieuses, filiations...les ingrédients sont bien connus, mais exploités ici avec un cynisme et un humour parfaitement maîtrisés. Les dialogues, très efficaces, et la musique (de Danny Elfman, compositeur attitré de Tim Burton), méritent une attention particulière.
C'est ainsi qu'en quelques épisodes, on tombe sous le charme du quartier (Wisteria Lane), de ses habitantes et de leur double vies, de cette série, qui, comme il se doit, est peu avare en rebondissements et situations cocasses.
Tout l'intérêt réside dans le côté "peinture au vitriol" de l'intimité des personnages, sorte de chronique sociale de la vie de famille dans l'"upper middle class" américaine. Où le vernis craque pour laisser place à une réalité plus constratée, à des identités perturbées, mais où tout un chacun fait son possible pour préserver, au moins, les apparences et le statut social qui va avec. En ce sens, la série est directement est une digne héritière d'un film comme "American Beauty.
Ainsi va la première saison, entre les aventures extra conjuguales de Gabrielle avec son jardinier, la vie débordée de Lynette et ses enfants terroristes, ou les apparences parfaites (trop...) de Bree. Et nous, au milieu de tout ça, à savourer chaque réplique, attendant la suite avec un plaisir et une impatience non feinte...
Note: 8/10 (la deuxième saison, après une quinzaine d'épisodes, manque un peu de souffle)
Studiocanal, 2005

13:25 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06/02/2006

Les bronzés 3, amis pour la vie

Hier soir, j'ai été voir la suite des Bronzés, "les bronzés: amis pour la vie".

Bon. Je dois avouer que je ne m'attendais pas à grand chose. De ce point de vue là, je ne suis pas déçu. Si l'on retrouve avec plaisir Popeye, Josianne, Gigi, Bernard et les autres, force est de constater que la recette a du plomb dans l'aile. Hormis quelques passages et répliques sympathiques, la sauce ne prend que trop rarement. L'intrigue est lourdaude (même si là n'est pas l'essentiel) et les dialogues dans l'ensemble sont moins tranchants. Parmi les acteurs, seuls Christian Clavier et Thierry Lhermitte surnagent un peu. Les autres s'en sortent, sans plus, à l'exception notable de Gérard Jugnot et Dominique Lavanant, simplement ridicules.

L'ensemble nous laisse sur notre faim quand même. Je ne m'attendais à rien, mais je m'attendais à un peu mieux quand même. Où est passé la folie des débuts ?

Note: 5/10 (pour le respect dû aux anciens)

Warner, 2006

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05/02/2006

Pompoko

Retour des studios Ghibli dans les cinémas français. Cette fois ci, le film est réalisé non pas par Hayao Miyazaki mais par son complice, Isao Takahata.

Autant le dire tout de suite, Pompoko se situe dans la droite lignée des "Princesse Mononoké" et autres "Voyages de Chihiro", tant dans le style graphique, typiquement japonais, que dans les thèmes abordés (la place de l'homme par rapport à la nature, l'impact des légendes et croyances à l'ère du tout industriel).

Pompoko nous conte l'histoire des tanukis, espèce de rongeurs possédant dans l'imaginaire japonais l'incroyable don de transformation. L'habitat des tanukis disparassant au rythme de l'avancée des constructions humaines, ceux ci se mobilisent pour se protéger...

Les tanukis sont particulièrement drôles et attachants, le récit est prenant, l'esthétisme splendide. La magie opère, définitivement. Une nouvelle preuve d'excellence de la part des studios Ghibli.

Note: 8/10

Ghibli, 2006

23:50 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17/01/2006

Le Monde de Narnia

Le Monde de Narnia est une oeuvre vieille d'une cinquantaine d'années. Créee à l'époque par C.S Lewis, ami et contemporain de J.R.R Tolkien, elle est remise au goût du jour par le revival fantasy ayant lieu depuis quelques années. C'est Disney qui s'est chargé de l'adaptation cinématographique. Autant prévenir tout de suite, je n'ai pas lu les livres, donc je ne dresserai pas ici de comparaisons délicates.

Pour ce qui touche au film, la réalisation est dans l'ensemble à la hauteur, même si on a vu plus convaincant au niveau des effets spéciaux (les scènes de bataille n'apportent rien de neuf au genre) et surtout au niveau de l'environnement (cf Le Seigneur des Anneaux, par exemple, où les paysages ont une autre classe). Les personnages sont crédibles, sans que ça aille beaucoup plus loin (on a vu des méchants plus méchants et des héros plus torturés).

On passe un bon moment dans l'ensemble, mais on sent que l'on est pas forcément le public visé par Disney. On s'attendait quand même à quelque chose d'un peu plus épique. Pas grave. Là encore, je suppose qu'il faut lire les bouquins pour découvrir toutes les subtilités d'un monde qui réussit, malgré tout, à charmer.

Note: 6/10

Disney Studio, 2005

19:15 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04/01/2006

American Beauty

American Beauty est l'un de mes films préférés.

Il nous raconte le vie de cette famille américaine moyenne, vivant dans une banlieue typiquement américaine. Une mére carriériste et maniaque, attachée à son confort matériel, un père (Kevin Spacey) qui se rédécouvre à plus de quarante ans (avec cette mythique réplique en ouverture du film: "Me branler sous la douche, ça sera le meilleur moment de ma journée"), se met à la muscu et au pétard pour draguer la copine de sa fille, la torride Angela Hayes. Une fille, enfin, leur fille, en pleine crise d'adolescence, qui fait sa mue sous les yeux du jeune voisin un peu psychopathe dont elle est amoureuse.

Des scénes éblouissantes (les bains de roses, la danse du sac...), une bande originale magnifique, des acteurs au sommet de leur art un film à l'esthétique superbe et au scénario superbement conduit. A regarder en boucle...

Note: 9/10

Dreamworks, 1999

15:50 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

27/12/2005

Le cauchemar de Darwin

Réalisé en 2003, le documentaire (puisque c'est bien de cela qu'il s'agit) est sorti dans les salles en France en mars 2005.
Le "côté obscur" de la mondialisation. Le lac Victoria, en Tanzanie, où la perche du Nil prolifère, est le lieu du crime. Et les populations alentours les principales victimes...
Très bien construit, le documentaire est surtout intéressant pour son absence de parti pris. Les commentaires sont quasi absents, et c'est bien ce qui participe de la force de la chose. Il faut avouer que la plupart du temps, les images se suffisent à elle mêmes. La prostitution, la famine, la mort qui rôde, partout, et le commerce, nécessaire à la survie de la population en même temps qu'il la précipite dans la misère...
Le film est dur. Très dur. On se sent face à lui mal à l'aise, coupable. Mais il faut le voir. Pour réfléchir, pour essayer de comprendre. Une oeuvre d'utilité publique. Merci à Hubert Sauper de tenter de nous ouvrir les yeux.
 
Note: 9/10 (...)
 
?, 2005 

12:40 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

11/12/2005

Eternal Sunshine of the Spotless Mind

Quel film...
De la poésie à l'état pur. La décomposition de la relation amoureuse, l'importance du souvenir, la rage qui pousse à vouloir tout effacer... On a tous connu ça. Ici, tout ça est magnifié par le rapport au temps, la technique de Gondry, le scénario, original, captivant et plus qu'émouvant. On sort du film avec l'envie d'être amoureux, ensorcelé par le jeu des deux acteurs principaux, un Jim Carrey qui prouve une fois de plus qu'il est un grand acteur (dans un rôle qui surprendra ceux qui le jugent à l'aune de "The Mask" ou "Dumb & Dumber") et une Kate Winslet sublime dans son rôle de fille un peu perdue aux multiples couleurs de cheveux...
Magnifique.

http://www.eternalsunshine.com

Note: 9/10

Universal, 2004

23:25 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

21/11/2005

Big Fish

Evidemment, je ne suis plus très objectif dès qu'il s'agit de Tim Burton. A l'exception (notable) de "La planète des singes", j'ai aimé tous ses films.

Mais Big Fish m'a particulièrement touché, pour sa part autobiographique (le rapport au père), et cette histoire, ces histoires, drôles, touchantes, émouvantes. Pas de spectaculaire, mais une technique maîtrisée et un sens de la narration hors du commun. Big Fish est une petite merveille, qui, je dois l'avouer, m'a beaucoup ému (ok, j'avoue, j'ai pleuré à la fin...).

Note: 9/10

Columbia Pictures, 2004

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18/11/2005

Le voyage de Chihiro

Le voyage de Chihiro est une petite merveille d'animation, une de plus de la part d'Hayao Miyazaki, auteur par ailleurs de "Princesse Mononoké" ou "Mon voisin Totoro". Chihiro est une petite fille qui, pour sauver ses parents victimes d'un mauvais sort, va être plongée dans un univers fantasmagorique où les esprits et démons sont légions, amis ou ennemis, et où règne sans partage la sorcière Yubaba.

L'esthétique est particulièrement superbe, les personnages, très réussis, sont touchants, et l'univers, très japonais, est incroyablement poétique. Une vraie réussite.

Note: 8/10

Studio Ghibli, 2002

18:40 Publié dans Flims | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17/11/2005

Magnolia

Bizzarrement, personne dans mon entourage ne semble avoir aimé ce film. Pour ma part, j'en suis tombé amoureux. Une myriade de personnages aux destins ordinaires ou pas, qui vivent une incroyable journée. On croise un présentateur télé malade, un autre déjanté (Tom Cruise, en gourou cathodique macho, est au sommet de son art), un gamin surdoué, une fille paumée, un infirmier, un policier...autant de destins et de vies qui s'entrecroisent, se lient...
Perturbante au départ, la construction du film se révèle être superbement maîtrisée. Une fresque humaine magnifique et touchante.

Note: 8/10

Metrofilms, 2000

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08/11/2005

Monty Python "Sacré Graal"

Simplement culte. Les Monty, pour leur premier film, sont au sommet. Des scènes d'anthologie (presque toutes), un humour typiquement anglais (typiquement con, en fait, mais diablement efficace) pour une revisite parodique (le mot est faible, tous les mythes arthuriens sont passés à la moulinette!) de la quête du Graal.

Après l'avoir vu une bonne vingtaine de fois, je ne me lasse toujours pas. Le film a vieilli comme un excellent cru et enterre toujours un paquet des productions "comiques" qui sortent aujourd'hui.

A voir et revoir.

Note: 9/10

Pictures Limited, 1974

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06/11/2005

Les Noces Funèbres

Le dernier film de Tim Burton, décidémment prolifique en cette année 2005 après un "Charlie et la Chocolaterie" un peu décevant.

Les Noces funèbres, c'est Victor, qui doit épouser Victoria, et qui, dans un acte manqué, épouse...une morte!

Le scénario, inspiré des vieilles légendes d'Europe de l'Est, n'est certes pas exceptionnel, mais on tombe vite sous le charme de ce double univers, de ces personnages excessifs, et de l'esthétisme splendide du film. Ici, le monde des morts est plus drôle que celui des vivants (une thématique très burtonienne), plus chaleureux, plus coloré. Beaucoup d'humour, des personnages tourmentés et attachants, c'est un vrai petit bonheur.

Note: 7/10

Warner Bros, 2005

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