25/11/2006
Beirut "Gulag Orkestar"
Sorti il y a quelques mois, "Gulag Orkestar" s'est imposé immédiatement comme un objet à part dans ma discothèque. Tout simplement parce que l'album s'éloigne un peu de mon sacro saint tryptique electro-pop-rock.
Beirut est l'enfant d'un seul homme, Zach Condon, dix neuf ans à peine. De quoi coller des complexes.
Bien qu'américain, le jeune garçon semble venir tout droit des balkans, tant sa musique respire le folklore orchestral propre aux pays d'ex-Yougoslavie.
Quelques notes suffisent pour nous faire atterrir tout droit au milieu d'un film de Kusturica.
Dépaysante, festive, belle et triste à la fois, la musique de Beirut, jouée sans une once de guitare mais avec force trompettes et cymbales, embrase les âmes et les coeurs. A découvrir d'urgence, si ce n'est pas déjà fait...
16:45 Publié dans Disques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : beirut, gulag orkestar, zach condon
Joanna Newsom "Ys"
Sa voix enfantine et douce, ses compositions jolimment mises en abîme, tout concourrait à créer un climat particulier autour du disque. C'est bien simple. On aimait ou l'on detestait Joanna Newsom.
La belle a eu la bonne idée de ne pas changer, de ce point de vue au moins. Ys reprend ce beau concept de division des foules. Avec ses morceaux de neuf à dix minutes (5 au total), ses arrangements fins et cette voix qui bien que moins miaularde, ne contentera toujours pas tout le monde.
Pour ma part, j'adore. Joanna Newsom a cette facilité insensée d'inventer des atmosphères à la fois pesantes et merveilleuses, d'une mélancolie et d'une légèreté folles.
On évoquera rapidement les textes, toujours aussi "dégluingués" de la demoiselle, et toujours aussi difficiles à comprendre (le booklet s'avère une arme précieuse).
Rien toutefois qui ne puisse gacher notre plaisir, tant l'ensemble est lumineux.
16:45 Publié dans Disques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : joanna newsom, ys, folk
05/09/2006
Ellen Allien & Apparat "Orchestra of Bubbles"
Sorti il y a quelques semaines, "Orchestra of Bubbles" est un mix pertinent et cohérent de l'univers de ses deux créateurs. Le beat y est tranchant et inspiré, enveloppé de nappes sinusoïdales technoïdes ou pop aussi efficaces pour danser qu'agréables à écouter.
Aux frontières de tous les genres, "Orchestra of Bubbles" est un album qui se suffit à lui même. Parfois mélancolique, souvent planant, il a pour lui cet incroyable mérite de se suffire à lui même. Un album qui mérite bien plus qu'un coup d'oreille.
17:45 Publié dans Disques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ellen allien & apparat, ellen allien, pangloss loves ellen allien
28/06/2006
Arcade Fire "Funeral"
Funeral est un disque essentiel.
Essentiel car il fait partie de ses disques qui marquent leur époque et influencent leurs contemporains. Essentiel parce qu'il touche aux profondeurs de l'âme humaine, en en dressant une cartographie riche et subtile, des tourments à la rédemption.
Arcade Fire, groupe Montréalais, a donc réussi le tour de force de s'imposer avec un seul album comme le groupe du milieu de la décennie. Ses guitares soignées, ses arrangements délicats et puissants, et ses voix, ses voix qui donnent des frissons à chaque écoute...Arcade Fire maîtrise ses outils à la perfection.
Marqué par les décès dans l'entourage du groupe, la genèse de Funeral fut difficile. C'est cette particularité qui explique peut être la flamme que l'on sent sur le disque. Une flamme nourrie par une tristesse infinie, mais également par l'espoir. C'est cette dualité, cet équilibre constant, qui fait toute la force et le charme de Funeral.
Essentiel vous dis-je.
Note: 10/10
Rough Trade, 2004
13:35 Publié dans Disques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : arcade fire, rough trade, funeral, pangloss adore
27/06/2006
Yeah Yeah Yeahs "Show Your Bones"
Moins brut de décoffrage que Fever... Show Your Bones est aussi plus accessible pour qui n'a pas peur des riffs décoiffant et de l'énergie pimale d'un groupe qui pratique la politique de la terre brûlée.
Car les Yeah Yeah Yeahs mettent le feu à tout ce qu'ils touchent. En bon new yorkais élevés à la sauce Sonique, ils pratiquent un rock sans concessions, nourri d'influences variées (on pense ainsi parfois aux Kills), délicieusement accrocheur.
Le single, Gold Lion, donne le ton. Les miaulements de Karen O et les guitares lascives annoncent la couleur d'un album qui ne laisse pas une seconde de répit à l'auditeur.
Prochaine étape, les voir sur scène...
13:25 Publié dans Disques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pangloss danse le yeah yeah yeahs, yeah yeah yeahs, show your bones
08/06/2006
Sonic Youth "Rather Ripped"
Tel le phoenix, Sonic renaîtra toujours de ses cendres...
17:55 Publié dans Disques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sonic youth rather ripped chronique, rather ripped, ny
05/06/2006
Final Fantasy "He Poos Clouds"
He Poos Clouds est son deuxième album. Des cordes comme s'il en pleuvait, des atmosphères intimistes et des envolées lyriques, une voix douce et frêle, autant d'ingrédients qui font le charme de ce petit opus sorti de nulle part au printemps. On n'accroche qu'après quelques écoutes, mais le charme opère réellement, même si certains titres auraient mérités que l'auteur se "lâche" un peu plus.
Une très belle promesse...
19:20 Publié dans Disques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Final Fantasy, owen pallett
21/05/2006
Merz "Loveheart"
Conrad Lambert, alias Merz, avait disparu de la circulation il y a sept ans, après un premier album tout en douceur (judicieusement intitulé...Merz).
L'homme s'était perdu, dans les méandres d'un succès relatif qu'il n'avait pas préparé. Sept ans plus tard, revoici Merz, donc. Avec Loveheart, il vient nous dire qu'en chemin, son talent n'a rien perdu de sa grâce, et qu'il reste unique dans son aptitude à mêler une voix doucereuse et angélique à une musique à la fois sombre et pleine d'espoir. Porté sur l'électro, Merz cultive toujours son don pour les arrangements subtils et délicats, petites sucreries qui fondent en bouchent à l'attaque du printemps.
D'une genèse difficile, Loveheart surprend moins qu'il ne charme, instantanément.
En esperant qu'il ne faille pas attendre 2013 pour le prochain. Sinon, vous pouvez toujours redécouvrir "Merz", le premier album, qui n'a pas pris une ride depuis sa sortie.
Note: 8/10
Groenland, 2006
16:05 Publié dans Disques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : merz, loveheart, conrad lambert
03/05/2006
My Sonic love
Un billet en forme d'hommage à un groupe majeur, qui a énormement compté dans la construction de ma culture musicale. J'esquissais chez Sean dimanche un début d'histoire, que je me fais une joie de continuer ici. Le groupe en question n'est autre que Sonic Youth, quatuor new yorkais fondé en 1981, qui aura marqué trois décennies d'histoire du rock.
09:25 Publié dans Disques | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Musique
01/05/2006
Cat Power "What would the community think"

Reste ce "What Would...", album de la naissance, ode à la mélancolie et à la folie, invitation au voyage intérieur, en la plus belle compagnie.
Les instants de grâce que sont "Nude as the News" ou "Water & Air" n'ont pas pris une ride. A (re)découvrir d'urgence.
Note: 9/10
Matador, 1996
13:25 Publié dans Disques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique




