05/07/2006
Populisme et politique
En marge de l'actualité de la coupe du monde de football, je me fends, rapidement, d'un petit commentaire sur le discours de Nicolas Sarkozy prononcé à Agen le 22 mai. Ce discours se voulait annonciateur de la teneur sociale d'un éventuel mandat présidentiel de notre actuel ministre de l'Intérieur. Il n'a pas fait tellement de bruit parmi les commentateurs, et pourtant...
Pourtant, quand on y regarde d'un peu plus près (même si de loin ça marche aussi), ce discours fut on ne peut plus surprenant. Sarkozy y a, en vrac, fustigé Bruxelles et son immobilisme, le dumping social venant des pays de l'Est, ou les "patrons voyous". Je n'ai, pour ma part, rien contre ce type d'arguments. Je suis juste étonné qu'ils sortent de la bouche de Sarkozy, un prétendu libéral. Ratisser large, ça semble être le crédo des futurs candidats à la présidentielle. Alors que Ségolène Royal surprend son monde en s'attaquant à des thèmes dits "de droite" (sécurité surtout), Sarkozy s'en prend lui à la politique du franc fort, appelle au déficit public pour soutenir la croissance, et propose les allocations familiales dès le premier enfant...
Tout ça m'étonne, même si ça fait bien longtemps que l'on sait, en matière de politique française, que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent (cf la réduction de la fameuse fracture sociale de Chirac....). Faire des promesses, c'est bien. Les tenir, c'est mieux. Et Sarkozy ne s'est pas particulièrement illustré sur ce point ces dernières années (quelqu'un l'a vu avec son Kärcher dans les cités?).
Rien de neuf sous le soleil. Dire aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre, quitte à aller à contre courant de sa propre idéologie, est une technique de communication qui a fait ses preuves au cours des siècles passés. Ca s'appelle tout simplement le populisme.
Fait du bien une note pas sur le foot, non? Moi aussi ça me manquait un peu...lol. Ca ne m'empêche pas d'esperer la victoire des Bleus ce soir. Je ne sais pas pourquoi, mais ce match me fait peur. Et puis...j'aurai préféré jouer les Allemands en finale...ça aurait eu plus de style. Parce que pour mettre des pions aux Italiens, il va falloir se lever tôt. Et puis...quelque chose me dit qu'ils ont toujours une petite dent contre nous (cf 1998, 2000)...
12:09 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, populisme, politique française, pangloss





Commentaires
Nous ne serons pas dupe Pangloss...
A quand la première note sur le Tour de France lol peut être l'ai je manqué?
On attendra patiemment, et devenu fan de foot, même si... J'ai bien dit "même si" sans être defaitiste mais je commence à croire que tout se fait sur les dernières minutes et ça on ne peut pas enlever ce mérite à toutes ces équipes qui ont su nous faire vibrer jusqu'à la dernière minute, oubliant même qu'il restait 5 minutes à jouer peut être - France et ces deux buts de l', Italie avec deux super buts hier, ouahhhh!!!
Bzit et a demain sans doute, :)
Ecrit par : la mouche aux mots / Rick Hunter ou la belle vie | 05/07/2006
Ah! mon Pangloss des grands jours!
Moi elle me fait peur Ségo... ^^
Ecrit par : Hélène | 05/07/2006
Salut Pangloss,
FELICITATION pour la victoire de l'équipe de France...Incroyable, mais vrai...la France est qualifié en finale...Allezzzz les Bleus...:0)...
No comment pour M.Sarkozy et la politique !!!
Ecrit par : Expresso... | 06/07/2006
Parce que pour être élu président de la république, il faut faire 51% des voix, et que Nicolas Sarkosy obsédé par cette idée, ne sait plus à quel saint se vouer, quand à sa gauche, une femme le déborde sur ses idées droitières, et que l'on ne peut répondre à une femme politique comme à un homme. Parce que Nicolas Sarkosy sait que les français n'ont pas de mémoire, ou le croit-il. Ce que ne savent plus les hommes politiques, c'est qu'il est bel et bien fini ce temps des promesses à quatre sous, que l'on s'empresse de ne pas tenir. Cela ne durera que le temps d'un été. A l'automne, les patrons voyous viendront diner chez lui, et enfin on parlera de choses sérieuses. Et puis comment exister quand la France arrive en finale du Mondial, que les sans papiers avec enfants risquent d'être expulsés, que l'on n'a peur d'aller à l'étranger, puisque quand on le fait on y est hué. Dur dur d'etre candidat à une éléction, en même temps ministre de l'intérieur, et qu'on veut rien lacher parce que si on lache quelque chose, l'édifice s'ecroule comme un chateau de carte.
Ecrit par : gb | 10/07/2006
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