29/05/2006

Deux cents pavés (dans la blogosphère)

Pour le plaisir, et puisque c'est la tradition, voici mon deux centième billet. Deux cents notes en six mois d'existence, ca fait un peu, même si le rythme a un peu baissé ces dernières semaines. Avec le retour du soleil, je passe un peu moins de temps chez moi, et mon pc souffre un peu. J'attends de l'envoyer au SAV...mais j'ai peur de la coupure qui en résulterait.

Pour dire que mes belles idées ne sont pas rangées aux oubliettes. Vous allez voir ça très prochainement. Après un hiver difficile (je me livre un peu), j'ai décidé de reprendre les choses en mains. Ca passe aussi par ce blog, l'une de mes rares satisfactions annuelles. Les interviews, Roland Garros et la Coupe du Monde, l'actualité, toujours, la musique, le cinéma (puisque j'ai eu le plaisir de voir "Marie Antoinette" et "Le Caïman" ces derniers jours) et du blabla, comme d'habitude, voilà pour le teasing.

Nous voici donc partis pour cent nouveaux billets. Encore un grand merci à tous ceux qui postent (T., c'est quand tu veux...) ou visitent ce petit espace régulièrement...

J'ai toujours le plaisir de fréquenter Statcounter. Si j'ai identifié la plupart de mes visiteurs réguliers, j'ai toujours un doute concernant l'identité de mon visiteur du New Jersey... A bon entendeur...

27/05/2006

OSS 117

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OSS 117 est typiquement le genre de films qui m'inspire au mieux de l'indifférence d'habitude. La présence de Jean Dujardin et le buzz autour de lui ne devant en théorie rien faire pour arranger l'affaire.
Et puis...l'on se découvre influencable. Quelques critiques bien senties dans des quotidiens ou revues que j'affectionne (toujours les mêmes: Les inrocks, Libé...) me poussent à m'interroger. Si même les critiques des Inrocks encensent le film...
Je me décide donc, avant hier, à pousser les portes de mon cinéma pas préféré de Nantes (pas la peine ici de jouer les chantres de la VO, ça se termine donc dans un gros complexe comme je les affectionne).
...
Là, je dois avouer que j'ai été agréablement surpris. Voire plus. C'est bien simple, j'ai passé une heure et demie à rigoler comme un petit fou devant la connerie monumentale du personnage principal. Misogyne, presque raciste, bourré de clichés coloniaux, bête, le héros est incarné à la perfection par un Jean Dujardin très crédible. Le scénario (une sombre histoire de disparition au Caire) est fin (plus dans le sens mince que rusé), prétexte à des situations toutes plus débiles les unes que les autres. Ce qui fait que j'ai passé, au final, un excellent moment. L'humour à la française, le retour de choses qu'on n'avait plus l'habitude de voir sur nos écrans (grâce au conformisme ambiant), OSS 117 est une belle surprise.
 
Note: 8.2
 
Pathé, 2006 

25/05/2006

Michel Houellebecq "La possibilité d'une île"

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Tout le monde connaît Houellebecq. Son côté provoc, la désinvolture du personnage, sa mysoginie supposée, le buzz qui précède la sortie de chacun de ses bouquins...
Houellebecq ne fait pas dans le consensuel. Et vend. Beaucoup.
Son nouvel éditeur, Fayard, n'a d'ailleurs pas hésité à le débaucher à la concurrence (en l'occurence Flammarion) pour la modique somme d'un million d'euros, puis à orchestrer une campagne marketing sans précédent (manuscrits distribués à la presse au compte-gouttes...) pour s'assurer du succès de son dernier bouquin, "La possibilité d'une île".
On aime ou pas le personnage, ses idées décalées ou arrêtées. Avec "la possibilité...", pas de surprise. Ceux qui ont aimé les "Particules...", "Extension..." ou "Plateforme" aimeront. Les autres peuvent passer leur chemin.
Car Houellebecq fait, une fois encore, ce qu'il sait faire de mieux: du Houellebecq. Il ressasse ses thèmes de prédilection (le rapport au sexe, les inégalités face à celui-ci, le désoeuvrement de l'homme moderne...). Si ceux-ci sont de prime abord racoleurs, on ne peut enlever à l'auteur le mérite de les aborder autour d'une vraie reflexion.
"La possibilité...", conte l'histoire de trois Daniel. Daniel1, Daniel24 et Daniel25. La même personne, ou presque, à trois époques différentes, les deux derniers étant les "descendants" du premier.
L'amour, le désir,...le sexe. Les thèmes sont connus. Mais ils sont abordés ici avec un semblant de poésie qu'on ne connaissait pas à l'auteur (mais qu'on soupçonnait fortement quand même).
Le récit (500 pages quand même), est agréable et intéressant, surprenant dans les tournures qu'il prend lorsque vient à être abordé le noeud de l'intrigue: la vie eternelle et les rapports de Daniel1 avec la secte des Elohim (lointains cousins des raeliens, dont on sait que Houellebecq les a un peu fréquenté).
Nous est ainsi exposée la chute de l'humanité, et l'avènement des néo-humains...
"La possibilité..." est inconstestablement l'oeuvre la plus poétique de houellebecq, à défait d'être la plus originale. Une habituelle plongée reflexive en enfer, dont on ressort tourmenté. Il faut lire, au moins une fois dans sa vie, un Houellebecq, pour comprendre la portée de ces mots. A bon entendeur...
 
8/10
 
Fayard, 2005 

Les poupées Berlinoises

Hier soir, Nantes, à l'Olympic.

On a déjà beaucoup écrit sur les Puppetmastaz, ces marionnettes animales qui ont mis le monde du hip hop KO en l'espace de deux albums, "Creature Funk" et "Creature Shock Radio" (sans oublier l'excellent "Prosetti's Disco Balls). Mais je n'avais pas, jusqu'ici, eu l'occasion de mesurer l'ampleur du phénomène sur scène.

C'est chose faite. Les marionnettes ont mis le feu à l'Olympic (qu'on félicite au passage pour la qualité de sa programmation...). Un show bien huilé, où lapins, grenouilles et autres Yoda se chargent de faire entrer le public dans un univers loufoque et singulier.

Ca part dans tous les sens, et le public, nombreux, en redemande. Une heure et demie de concert déjanté, d'un hip hop (dont je ne suis pourtant pas très fan à l'origine) enivrant et percutant qui donne envie de sauter partout et de danser toute la nuit. Un chaos jubilatoire, un foutoir de l'espace aux voix multiples, sur fond de clonage et de mixité poupées-humaines...

Terrible...Si jamais les Puppetmastaz passent par chez vous, ne vous posez pas de questions. Foncez. Vous en prendrez plein la tête et les oreilles.

24/05/2006

La Belle Endormie

En ce joli mois de mai, petite ode à cette belle ville de Nantes où je suis revenu m'installer, après deux ans à Paris, en Octobre dernier.

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22/05/2006

Des femmes et des hommes...

Chose promise, chose due. Je m'attaque ici à la subtile question du rapport hommes-femmes dans les sociétés occidentales. Cette question est remise à l'ordre du jour aujourd'hui, du point de vue masculin, par la publication d'un livre d'Eric Zemmour, "le premier sexe", un peu racoleur, mais qui a le mérite de resituer le débat. Je vous rassure, je vais aussi parler de sexe un peu (je suis sûr comme ça, avec ce méchant teasing, que tout le monde lira cette note jusqu'au bout...).

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Reprise...

Quelques soucis techniques avec mon pc m'empêchent de publier comme je le voudrais... l'occasion de réaliser, si besoin était, le niveau de dépendance auquel je me situe par rapport à Internet. Si j'étais sympa, je dirai seulement catastrophique, mais je pressens que c'est encore pire que cela. Pas de foot ce week-end, tant mieux pour vous. J'ai d'ailleurs décidé de vous épargner jusqu'à la Coupe du Monde...

Dans un autre registre, le Festival de Cannes bat son plein en ce moment. "Volver", d'Almodovar, et "Le Caïman" de Moretti, font partie des films déjà projetés qui ont bénéficié de l'appui de la critique. Pour ma part, j'attends avec impatience "Marie-Antoinette". Kirsten Dunst + Sofia Coppola = réussite obligatoire. Nous devrions être fixés cette semaine. Dégager un favori pour la palme d'Or semble une entreprise bien inutile, tant les surprises sont monnaie courante sur la Croisette. Critique complète dès que j'ai vu l'un de ces films, en tout cas.

Ca pour la reprise après un week-end chargé. Le reste arrive...

21/05/2006

Merz "Loveheart"

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Conrad Lambert, alias Merz, avait disparu de la circulation il y a sept ans, après un premier album tout en douceur (judicieusement intitulé...Merz).
L'homme s'était perdu, dans les méandres d'un succès relatif qu'il n'avait pas préparé. Sept ans plus tard, revoici Merz, donc. Avec Loveheart, il vient nous dire qu'en chemin, son talent n'a rien perdu de sa grâce, et qu'il reste  unique dans son aptitude à mêler une voix doucereuse et angélique à une musique à la fois sombre et pleine d'espoir. Porté sur l'électro, Merz cultive toujours son don pour les arrangements subtils et délicats, petites sucreries qui fondent en bouchent à l'attaque du printemps.
D'une genèse difficile, Loveheart surprend moins qu'il ne charme, instantanément.
En esperant qu'il ne faille pas attendre 2013 pour le prochain. Sinon, vous pouvez toujours redécouvrir "Merz", le premier album, qui n'a pas pris une ride depuis sa sortie.

Note: 8/10

Groenland, 2006

18/05/2006

Le Barca roi d'Europe

Voilà (c'est la dernière note sur le foot avant la coupe du monde...et puis c'était la finale et j'ai couvert toute la saison, je pouvais pas passer à côté...)...au terme d'une Champion's League riche en demi-surprises (Arsenal, Villareal...), Barcelone a été sacré roi d'Europe à Paris, hier soir.

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17/05/2006

Volver

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Volver est le dernier né de Pedro Almodovar, fantasque réalisateur espagnol auteur, entres autres, de "Parle avec elle", "Tout sur ma mère" ou "La mauvaise Education". Autant le dire tout de suite, je ne fais pas partie des fans inconditionnels du réalisateur Ibère.
Et pourtant, le tapage médiatique autour de Volver, présenté comme un gagnant potentiel de la Palme d'Or de cette année, a titillé ma curiosité au point que je me suis laissé entraîner.
Une fois devant le film, mes réticences se sont évanouies comme feu de paille. Comment aurait-il pu en être autrement? Pendant plus de deux heures, Almodovar nous enchante avec cette histoire de femmes issues des classes populaires qui se battent pour vivre. Humour et tristesse se cotoient dans un délicieux mélange des genres, pendant que la pupille se délecte de ces images superbement filmées, de ces couleurs splendides et de cet esthétique du kitsh si almodovarien.
Pendant deux heures, donc, on vit en Espagne. On vit avec les fantômes, on exulte, on est portés par cette chanson, qui nous arracherait presque les larmes des yeux.
Volver, réussite incroyable, film touchant et sensible, duquel les hommes sont étrangements absents. Et peut être est ce là un début d'explication.
Ruez vous au cinéma...
 
Note: 8.3
 
Pathé Distribution, 2006 

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